Parti socialiste d'Arcueil

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dimanche 6 juillet 2008

Le pique nique du 29 Juin au parc Paul Vaillant Couturier

Pique nique du PS Arcueil

jeudi 3 juillet 2008

Ouf, enfin libre !

Séquestrée par les FARC depuis le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est enfin libre. C’est une heureuse grande nouvelle pour sa famille, ses enfants et ses amis et c’est un grand soulagement pour la France et pour l’opinion publique internationale et pour tous ceux et celles qui se sont mobilisés pour sa libération.

Otage de la guérilla depuis six ans, elle était devenue le symbole vivant du drame que vit le peuple colombien depuis si long temps. Dès de sa libération, comme toujours dans pareils circonstances, Ingrid Betancourt et nous tous, nous pensons à toutes et à tous ceux qui restent les otages de la guérilla. Nous pensons aussi au peuple colombien victime de la violence et d’un système politique incapable de proposer un chemin vers la paix.

Nous, militants du Parti Socialistes de tous les pays, les militants des associations de droits de l’homme, les hommes et les femmes de gauche de part le monde, nous continuerons à soutenir le peuple colombien et ses organisations sociales et politiques qui espèrent et qui construisent jour après le chemin qui mène à la paix. Pour la Colombie c'est un chemin long et difficile et ils auront plus que jamais besoin de notre solidarité pour ne pas tomber dans l'oublie ni l'indifférence ou dans l' enchaînement sans fin de la violence...

lundi 16 juin 2008

Manifestons le 17 juin pour défendre la durée légale du travail.

Le gouvernement s’apprête à donner le coup de grâce aux 35 heures. En ouvrant la possibilité de négocier entreprise par entreprise, la fixation du contingent d’heures supplémentaires et le repos compensateur, il supprime la durée légale du temps de travail.

La seule borne qui demeure est celle fixée par les textes européens qui arrêtent le plafond hebdomadaire de la durée de travail à 48 heures. La régression est aussi ample que brutale.

Cette approche idéologique de la droite ne statisfait personne et nie le dialogue social. Même Laurence Parisot du MEDEF appelle le gouvernement à respecter la "position commune" sur l'aménagement du temps de travail.

Nous appelons donc tous les arcueillais à se joindre à la manifestation syndicale du 17 juin 2008.

La section du Parti Socialiste d'Arcueil.

vendredi 30 mai 2008

Belle mobilisation à Arcueil pour la venue de Jean-Louis Bianco

Nous remercions chaleureusement tous les participants au débat de mardi où nous étions nombreux à échanger en ce jour de fête des voisins. Ce rassemblement joyeux autorise tous les espoirs pour le combat de la gauche contre les injustices, les inégalités et les exclusions de toutes sortes. Les participants ont lancé un appel pour repousser l'impuissance, la résignation ou la soumission. En nous quittant, Jean Louis nous a confié s'être nourri la qualité et la spontanéité de notre débat. Il a saisi cri d'audace que nous avons lancé à plusieurs reprises.

Pour poursuivre cet élan dans la rénovation de la gauche, de nombreux chantiers sont ouverts: sur le champ de l'éducation, de la politique fiscale ou de la lutte contre les discriminations. Plus localement, nous portons une articulation vers une politique de développement solidaire, nous travaillons pour retrouver la même aspiration au progrès que les premiers bâtisseurs des ensembles sociaux et cherchons des solutions neuves pour relever les nouveaux défis du mieux vivre ensemble comme la sécurité ou la participation dans les quartiers.

Toutes ces pistes ouvertes ensemble dans ce premier débat dans le val de marne seront approfondies dans les prochains mois par des ateliers et soutenues par la venue d'autre illustres hommes de la gauche française.
Le val de marne prendra toute sa place dans la rénovation de la gauche.
Débat du 27/05/08

Tous solidaires avec les personnes handicapées

Les personnes handicapées ne se cachent plus. Au mois de mars, à Paris, 35 000 d’entre elles ont défilé en fauteuil roulant ou à pied pour exiger une vie décente.

En France, quelque 4 millions d’individus refusent désormais d’être considérés comme des citoyens de seconde zone. Ils ne veulent plus de la charité et réclament simplement la même vie que tout le monde : ni meilleure, ni pire. Dans la tradition d’engagement chère aux fondateurs du journal, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, L’Express a décidé de se battre, à leurs côtés, en diffusant ce manifeste.

Parce que la société doit encore changer et tordre le cou aux préjugés, nous réclamons :

- Plus d’emplois: une personne handicapée a 15 fois moins de chance d’obtenir un entretien d’embauche qu’une autre personne.

- Un niveau de vie décent: 35 % des personnes handicapées vivent actuellement sous le seuil de pauvreté (817 euros mensuels).

- L’éducation pour tous: 15 000 enfants handicapés sont encore déscolarisés.

- La liberté de se déplacer: 173 000 établissements publics ne sont toujours pas accessibles aux personnes en fauteuil.

- Suffisamment de structures spécialisées: Il manque 110 000 places pour accueillir les personnes handicapées en France.

- Le droit à une vie affective et sexuelle: Les relations amoureuses des personnes handicapées sont le dernier tabou. Jusqu’à quand ?

jeudi 22 mai 2008

Soutien à la mobilisation du 22 mai 2008

Le Parti socialiste apporte son soutien à la mobilisation engagée par les organisations de salariés et salue leur volonté de rassemblement. Il demande l’ouverture d’une vraie négociation avec les partenaires sociaux et non une simple consultation des organisations syndicales.

Il s’agit en effet d’une initiative syndicale unitaire face à la méthode de négociation employée et au contenu de la réforme voulu par le pouvoir.

Les socialistes manifestent une volonté de renforcement du système par répartition pour des raisons de justice sociale, d’efficacité et de solidarité entre les générations.

Ils rappellent leur attachement, en l’état actuel, à l’accès à une retraite à 60 ans moyennant 40 annuités de cotisations. Ils considèrent avant toute chose que la priorité aujourd’hui réside dans l’amélioration de l’emploi des salariés de plus de 55 ans, le recul de la précarité salariale, des progrès réels de la négociation relative à la pénibilité des métiers.

Les socialistes estiment urgent de revaloriser sérieusement le pouvoir d’achat des retraités et en particulier des 6,5 millions d’hommes et de femmes âgés de plus de 60 ans, qui perçoivent souvent des pensions inférieures au SMIC. De ce point de vue les annonces récentes du gouvernement sont très loin du compte.

mardi 20 mai 2008

La démocratie participative à Arcueil: Douze ans après sa mise en place, comment aller plus loin dans la construction d’un espace participatif ?

La démocratie participative initiée sous la forme des assemblées de quartier depuis 1996 sur Arcueil a permis la prise en compte du point de vue citoyen sur la ville. Douze ans après sa mise en place une réflexion sur les moyens qui lui sont accordés et sur la façon dont elle est organisée peut apparaître utile afin d’aller plus loin dans l’élaboration collective des politiques locales.

Commençons par le budget qui est actuellement de 22867 Euros par an pour chaque quartier (au nombre de six).Ces sommes sont loin d’être négligeable, mais mériteraient peut-être une réévaluation car depuis le coût de la vie à sensiblement augmenter. Ces sommes sont actuellement dédiées à des petits travaux d’amélioration de l’environnement urbain (Par exemple ajout de lampadaires, de jardinières, d’aire de jeux), mais également d’organisations de manifestations festives pour le plus grand bien de tous. Devons nous nous contenter de laisser la gestion du tout venant à ces assemblées ou peuvent elles aborder des questions de politique générale de la ville. La vocation de la démocratie participative n’est pas obligatoirement de régler les problèmes individuels, mais de participer à la construction effective de projets qui ont été soit initiés par la mairie soit portés par les habitants. De plus, une disposition de la municipalité permet à chaque assemblée de quartier de saisir le conseil municipal sur une question précise.

Abordons maintenant les relations entre d’une part les élus référents, les référents de quartier, l’administration et les Assemblées de quartier. Aujourd’hui, pour faire simple, il y a trois réunions par an dans lesquelles sont présents l’élu référent, un représentant de l’administration, et les habitants. La première est consacrée à l’expression de besoin, la deuxième au chiffrage, et la troisième à la réalisation. Certaines s’organisent différemment avec des grilles de remarques et de souhaits/propositions qui sont portées par un référent de quartier qui sollicite auprès de l’administration et de l’élu la mise en place d’un calendrier d’avancement du projet en ce qui concerne, par exemple, les délais. Pour ce faire le référent de quartier organise des groupes de travail pour élaborer ces grilles et faire le retour auprès des habitants de concert avec l’élu. Ceci nécessitera une clarification sur la structure organisationnelle car ces deux méthodes se chevauchent et il semblerait que l’une soit plus efficace que l’autre. Il serait judicieux que toutes les assemblées de quartier fonctionnent sur le même schéma d’organisation pour plus de cohérence. D’autre part le rôle de chacun tel qu’il est défini dans la charte ne clarifie pas assez les responsabilités des uns et des autres, notamment le référent de quartier, qui ne dispose pas d’une légitimité suffisante car son mode de désignation n’est pas décrit. Ceci pose évidemment la question du vote, question qui est inhérente à toute forme de démocratie, de la façon dont on l’organise, du quorum électoral, et des moyens d’information dont les citoyens dispose pour choisir.

Finissons par le rôle de l’administration et des élus dont la charte ne définit pas non plus les attributions. La première n’a pas pour mission de répondre directement aux citoyens car elle ne maîtrise pas la décision, elle est consultée pour la partie technique et financière, elle risque de se retrouver en porte-à-faux vis-à-vis de réalisations dont elle n’a pas le choix. Les choix sont faits par les élus qui eux ont étés choisis sur un programme municipal qui n’a pas à être remis en cause en dehors des périodes électorales et c’est à eux de porter la responsabilité des actions. On voit bien que l’articulation entre les différents acteurs n’est pas simple. Elle doit s’inscrire dans une démarche tri-partite dont l’objectif est de créer un espace de consensus afin de transcender les intérêts individuels pour faire aboutir ensemble les projets politiques communs. Quelques propositions pour créer cet espace à partir de la situation spécifique d’Arcueil :

Nous pourrions proposer qu’a la prochaine assemblée plusieurs habitants référents de quartier (3 ou 5 par quartiers serait idéal) soit élus ou que ceux qui sont déjà en capacité d’exercer cette fonction soit légitimés. Leur première mission sera devant une problématique de terrain de former un ou plusieurs groupes de travail en mettant en perspective l’expression des avis divergents ce qui structurera le débat. Dans ces groupes devront figurer les conseillers municipaux sans délégation et les candidats de la liste qui n’ont pas été élus afin de représenter la majorité municipale.

La présentation des projets devra se faire devant L’Assemblée de quartier et un vote devra avoir lieu à la fin des débats. Ceci représentera une voix face à l’élu référent et l’administration. En cas de désaccord ceux-ci devront expliquer leur refus devant une Assemblée de quartier extraordinaire y compris s’il s’agit d’une décision budgétaire.

Une fois le choix acter l’élu de quartier doit porter la décision à l’administration afin d’étudier la faisabilité. Dès que l’administration est prête, un rendez-vous sera pris entre l’élu, les référents, et les responsables administratifs concernés afin d’élaborer une grille de réalisation, comprenant les délais, ou une explication dans le cas d’une impossibilité. L’Assemblée de quartier suivante pourra donc se dérouler sur cette base qui définira automatiquement une partie de l’ordre du jour. L’implication des trois parties à faire aboutir la réalisation des projets induira la confiance. Il faudrait instaurer également, comme dans certaines villes, des promenades pour expliquer les différents travaux sur site, le mélange de la réalité et des conversations s’y rapportant permet à chaque acteur de s’approprier les projets et d’appréhender la complexité du terrain. L’autre axe de travail pour constituer un espace ou les citoyens prendront toute la place que nous souhaitons qu’ils occupent est celui de l’information. La connaissance des dates des assemblées n’est pas suffisante car le temps de celles-ci n’est pas celui de l’évolution des travaux et des problèmes.

Il est souhaitable que nous nous dotions de moyens de communication interactifs qui permettent de poser des questions, de rendre compte au jour le jour des évolutions, et de créer une communauté dont les objectifs sont convergents. D’autre part nous savons qu’un des soucis récurrents des assemblées de quartier est la dispersion des questions qui altère les priorités de décision. Il faudra donc définir les questions à l’ordre du jour à l’avance et permettre à tous les interlocuteurs de pouvoir s’informer et d’intervenir. Par l’utilisation des outils informatiques, il faudra faire remonter les propositions des comités de quartier sur le site de la mairie. Ceci permettra aux habitants de réagir en ligne sur ces propositions et cela sera un moyen de recueillir les avis les plus larges et aussi d’inciter le plus grand nombre à participer à ces assemblées. (Aujourd’hui seul le quartier de Barbusse à mis en ligne un compte rendu récent et même si cela nous parait encourageant, ce n’est pas optimal).

Mais aussi par l’intermédiaire d’un coupon-réponse que nous fournirons lors de l’invitation. Il faudra aussi régler les imperfections du mailing car aujourd’hui la distribution est incomplète et également utiliser les affichages municipaux, lieux publiques, panneaux d'informations électroniques, une rubrique spécifique dans l'ANC mieux reconnaissable et enfin créer un logo identifié et identifiable par tous. Ceci permettrait que tout le monde soit plus ou moins au même niveau de compréhension et d’information.

Devant le manque de représentativité sociale et générationnelle dans les assemblées de quartier, une des mission des élus et habitants référents sera d’aller chercher et rapporter les avis et les envies de ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter ce type d’assemblées.

Et enfin il faudra réfléchir à l’affectation des budgets non dépensés pour cela il sera nécessaire de réunir une fois par an les référents pour qu’ils décident de l’utilisation de ces fonds dans un but de bien commun à l’ensemble des quartiers.

En conclusion nous insisterons sur le fait que nos propositions ont pour vocation de croiser impérativement les informations entre l’élu, l’administration et enfin les citoyens représentés par leur comité de quartier afin que chacun se sente libre dans ses choix mais aussi responsable et impliqué vis avis des autres. On aboutira alors à la construction d’un cadre politique légitime et partagé. Sinon nous assisterons à l’effet pervers du contournement de la démocratie participative où chacun se retrouve retranché dans sa posture.

Ainsi nous ne pourrons plus penser à tort que nous pouvons avoir raison tout seul.

vendredi 16 mai 2008

Lutte des travailleurs immigrés sans papier pour leurs droits et leur régularisation

Le Parti Socialiste soutient les revendications des travailleurs immigrés sans papiers en lutte pour obtenir leur droit de vivre et de travailler légalement en France.

Leur combat vient montrer à l’opinion publique qu’il y a en France une catégorie de travailleurs qui vit avec la peur au ventre. Une main d’œuvre souvent indispensable dans certains métiers en tension comme l’ont fait savoir un certain nombre d’employeurs qui demandent eux aussi la régularisation de leurs salariés sans papiers.

L’ampleur de ce mouvement illustre l’inadéquation de la politique actuelle : « Le gouvernement ne peut plus continuer avec cette politique de Tartuffe, consistant à expulser d’une main, et à jeter de l’autre un voile pudique sur l’emploi de travailleurs clandestins dans nos entreprises. Puisque l’actuelle majorité s’est placée sous le signe du pragmatisme et de l’efficience, nous demandons à Monsieur Fillon et à Monsieur Hortefeux de régulariser ces travailleurs qu’ils n’expulseront de toute façon pas, et d’ouvrir un débat honnête sur les flux migratoires, qui ne se limite pas à une fausse alternative entre politique d’expulsions massives, et ouverture totale des frontière » 1.

Communiqué du Parti Socialiste d'Arcueil, le 16 mai 2008

1 Communiqué de Julien Dray, Porte Parole, PSF, 17 avril 2008.

mercredi 30 avril 2008

Le printemps est arrivé, les giboulées nous assaillent mais les bourgeons fleurissent…

Texte du groupe des élus socialistes dans Arcueil Notre Cité du mois de mai 2008

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lundi 28 avril 2008

22% selon Sarkozy. Bizarre!

« Il y a 22% de chômeurs chez les immigrés réguliers. » C’est Nicolas Sarkozy qui l’a affirmé jeudi soir, pour fustiger l’attitude de ces employeurs qui recrutent des sans-papiers.

D’où sort ce chiffre ? « De l’agence nationale pour l’emploi », répond la mission communication du ministère de l’immigration joint hier matin au téléphone par Ouest France. « De chez nous ? » , s’étonne son homologue de l’ANPE. « Nous ne faisons pas ce genre de statistiques, voyez plutôt l’Insee… ». Laquelle se montre tout aussi ignorante : « Nous avons bien une étude sur le sujet, mais elle n’est pas récente. »

Effectivement, dans une version actualisée de l’enquête « Les immigrés en France » publiée en 2005, il est indiqué qu’en 2006 le taux de chômage au sein de la population active immigrée était de 15,5%. Sachant toute fois que pour l’Insee, « un immigré est une personne qui réside en France et qui est née étrangère dans un pays étranger ». Un exemple ? Le retraité britannique qui s’installe dans le Périgord est, statiquement, un immigré. D’ailleurs, en Aquitaine, 6 immigrés sur 10 sont des européens.

vendredi 25 avril 2008

Réaction à l'intervention télévisée de Nicolas Sarkosy

A l'issue de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le 24 avril, Julien Dray, porte-parole du PS, a vivement réagit lors d'une rencontre avec la presse. Consulter la vidéo :


vendredi 18 avril 2008

Aimé Césaire restera parmi nous grâce à ses écrits.

Le Parti socialiste rend un vibrant hommage au poète, homme de théâtre et au grand homme politique martiniquais qu’était Aimé Césaire.

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jeudi 17 avril 2008

Eloge de l'autre

Un texte de Tahar Ben Jelloun qui a sa place ici, si, si, je vous assure!

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mercredi 16 avril 2008

Le Bal des cyniques

Quand le sarkozysme a pris le pouvoir en 2007, il n’a cessé de nous dire qu’il avait changé, qu’il avait grandi, fait sa mue et devenu adulte.
A cette époque pas si lointaine, il se disait alors fiscalement responsable et faisait l’apologie de la parole décomplexée.

Et qu’ont ils fait depuis ?

Ils ont pris nos impôts et, avec le paquet fiscal, les ont redonnés aux plus riches. La création de plus de 7 impôts nouveaux pour le compenser. Un véritable robin des bois d’un autre temps : prendre chez les pauvres et partager aux plus riches.
Et le petit roi ? Notre pseudo-monarque se comporte comme Imelda Marcos dans un magasin de chaussures. Il est allé jusqu’à brader les valeurs du gaullisme car il pense se hisser à ses chevilles et rester longtemps sinon au pouvoir mais dans nos mémoires.
Et notre fantasque continue de soudoyer l’électeur et sa cour. L’UMP continue de confondre ce qui est bon pour le pays et ce qui est bon pour le petit chef. C’est la valse des promesses et des reniements. Pas un jour sans une nouvelle ancienne réforme.

Parlons en de ces "réformes" ! Elles nous sont annoncées comme nouvelles alors qu'elles ont été mises en application et ont échoué aux Etats-Unis ou en Angleterre depuis plus de 20 ans.
L’hypocrisie de notre politique atteint alors des sommets . Le danger vient pour nous, à gauche comme à droite, d'une hyper polarisation de nos débats politiques, dans un désordre effroyable et dans la haine des chefs.
A gauche comme à droite, les écuries respectives haïssent plus les leaders d’en face qu’ils n’aiment leur propres valeurs.

Clivages entre la gauche et la droite ; clivage au sein de la gauche.

C’est l’apologie du tout sauf celui là. L’ouverture du bal des cyniques : agir en sachant que l’acte qu’on pose n’est ni bon pour le parti, ni bon pour le pays.

jeudi 10 avril 2008

Comprendre son histoire c'est bâtir son avenir



Les aînés avec lesquels j’échange gardent tous le souvenir de la décennie 70, de 1981 et les heures chaudes de la conquête du pouvoir avec François Mitterrand. Depuis, l’opinion et la société ont beaucoup changé. Aujourd’hui les appels de la population sont pour une re-correction de notre projet. Ce message qui nous est adressé est celui de l’adaptation permanente. Il nous invite à toujours rester tout à fait fidèles au peuple et à la modernité en étant attachés à nos valeurs et sans renier notre passé.



Ce n’est pas la première fois que le parti socialiste doit faire cette en essayant d’être le plus près possible des citoyens. Ce fut déjà, il y a quelques décennies, la démarche de Pierre Mauroy et ses camarades de l’époque. A sa mutation en 1969, la SFIO était encore le parti qu’avait connu Mauroy pendant toute sa jeunesse. C’était le parti de Jaurès, de Blum… La guerre d’Algérie et les troubles sociales de l’époque ont alors fini de diviser et puis de convaincre les hommes de gauche de la nécessité du changement. Le grand changement fut alors de créer un nouveau Parti socialiste autour d’une stratégie, l’union de la gauche, et d’un leader François Mitterrand. Cette stratégie ayant pour aboutissement le congrès d’Epinay en 1971. Il est intéressant de rappeler qu’à cette époque là, François Mitterrand était déjà très sulfureux. Son passage au ministère de l’intérieur lors de la guerre d’Algérie en est une belle illustration. D’ailleurs, Mitterrand n’était pas, à cette époque là, socialiste selon les critères des socialistes de l’époque. Par conséquent sa démarche parut téméraire. Il est bien évidemment devenu socialiste par la suite et de façon formidable. François Mitterrand était un progressiste, à l’avant-garde de la République, quand d’autres en étaient davantage restés à la troisième République et à l’héritage de la révolution de 1848.



Evoluer, c’est aussi accepter un changement de génération. C’est essentiel si on veut préparer l’avenir. L’histoire de la gauche s’honore de personnages brillants à l’instar de Badinter et ou de Joxe. Des purs produits de la nouvelle génération de cette époque. Sommes-nous capables de voir aujourd’hui ces qualités dans des jeunes pousses telles que Valls ou Peillon ? Je n’ose demander, non sans malice qui sont les Mitterrand et les Mauroy d’aujourd’hui. La volonté et le courage. L’histoire en marche.



Il s’agit bien de faire preuve de courage car, aujourd’hui, une fracture est apparue quand la nouvelle génération, comme toutes les autres en leur temps, a apporté quelque chose de neuf à notre famille. Parler de changement de génération n’est pas s’engager dans une dérive empreinte de jeunisme mais bien de comprendre quels sont les enjeux qui nous portent. Autrement on s’enferme, on se sclérose et on ne peut dominer les évènements. Nous devons relever ce nouveau défit que nous ont présentés les nouveaux adhérents en changeant la photographie traditionnelle du militant socialiste.



Notre génération aspire comme les précédentes à une France plus juste et solidaire. Les défis que nous avons à relever ne sont plus tout à fait de la même nature. Nous devons faire face à une logique de plus en plus globale et à l’accélération de la vitesse des échanges. La gestion du temps devient cruciale, ce qui nous invite à faire preuve de sérénité. La sérénité pour nous veut dire plus de proximité.

Avec les dernières municipales, les français ont fait de nous la première force politique locale. Nous devons mettre cette victoire à contribution pour que chacun ait le sentiment d’être pris en considération. Ainsi, notre parti doit mieux s’appuyer sur la population, les militants et ses élus. Ceci nécessite une redéfinition de leurs rapports réciproques. Vaincre le pessimisme des jeunes de nos quartiers populaires et de la population en général est à ce prix. Ils connaissent un insupportable vécu de déclin auquel nous devons mettre fin par un sursaut collectif. Dans cette démarche aucune bonne volonté ne doit être écartée.

Une question s’impose au jeune narrateur : comment faire ?